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489 jeunes ont mené à bien leur projet avec les aides en 2015 sur les Pays de la Loire

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De lourdes contraintes administratives, un parcours exigeant, des aides peu intéressantes, un engagement long et contraignant… Les arguments à l’encontre de l’installation aidée sont récurrents, et pourtant, elle fait ses preuves. Focus sur ses atouts.

Un accompagnement gage de réussite

Une nouvelle règlementation concernant l’installation est en place depuis début 2015.
Certaines choses n’ont pas bougé : une installation aidée permet d’engager une réflexion sur son projet, et de profiter d’un accompagnement et d’un suivi personnalisés, éléments essentiels et rassurants pour les futurs partenaires de l’exploitation, notamment les partenaires bancaires. Le Plan de Professionnalisation Personnalisé (3P) permet de répondre aux besoins en fonction du projet et des acquis du porteur de projet. Il profitera également d’un temps pour murir les différents scénarii possibles.

Parmi les évolutions : l’étude économique (Plan d’Entreprise ou PE) porte maintenant sur les 4 premières années de l’installation, contrairement au Plan de Développement de l’Exploitation (PDE), qui était établi sur 5 ans. La nouvelle règlementation permet un certain assouplissement puisqu’il n’y a plus de fiche annuelle de suivi à remplir.

D’autre part, l’installation aidée permet de bénéficier d’une certaine priorité au foncier, et bien que le nouveau schéma directeur des structures, qui devient régional, ne soit pas encore validé, la priorité à l’installation aidée devrait être conservée. Cette priorité fonctionne également pour l’attribution des subventions PCAE (Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations agricoles).

Par ailleurs, le  montant de DJA (Dotation Jeune Agriculteur) moyen a été revu. Il est dorénavant plus élevé. Concernant les prêts bonifiés, actuellement inutilisés au vu des taux de marché bas, la profession travaille pour que tout porteur de projet puisse en bénéficier mais sous une autre forme. Une proposition reposerait sur la volonté de mettre en place une subvention qui aura pour objectif de soulager l’encours financier. D’un montant correspondant à une seconde DJA, le taux varierait en fonction du cout de l’installation. Les pourparlers avec le ministère sont engagés et paraissent être sur la bonne voie !

Efficacité garantie

Au total, en 2015, 489 jeunes ont concrétisé leur installation grâce à ce dispositif. Moins d’installations donc qu’en 2014. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. Des projets ont été anticipés fin 2014, notamment vis-à-vis des attributions laitières. D’autres ont, à l’inverse, repoussé leur projet à 2016, pour des raisons de subventions PCAE, d’attribution de compléments de droits à produire ou d’accord bancaire. En effet, la conjoncture reste tendue et les banques sont beaucoup plus vigilantes. Les montants d’investissement augmentent et les biens liés peuvent faire l’objet de warrant et autres gages.

Pourtant, il y a toujours autant de porteurs de projets rencontrés au PAIT (Point Accueil Installation Transmission). Que l’installation soit aidée ou non.

L’installation aidée induit certes des engagements, au même titre que d’autres démarches, mais que d’autres secteurs tels que l’artisanat ou le commerce nous envient. Avec plus de 90 % des jeunes installés encore en activité 10 ans après l’installation, cet accompagnement démontre une nouvelle fois son efficacité.